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Hormone peptidique

Définition

Une hormone peptidique est un messager chimique de nature peptidique sécrété par une glande endocrine, libéré dans la circulation sanguine et agissant à distance sur des tissus cibles porteurs de récepteurs spécifiques. Elles s'opposent historiquement aux hormones stéroïdes (liposolubles, traversant la membrane) par leur nature hydrophile qui les contraint à agir via des récepteurs membranaires.

Sur le plan structural, les hormones peptidiques couvrent un spectre large : peptides très courts (TRH, 3 acides aminés), polypeptides moyens (insuline, 51 aa en deux chaînes A et B reliées par ponts disulfures), grosses hormones glycoprotéiques (hormone folliculo-stimulante FSH, hormone lutéinisante LH, thyréostimuline TSH, hCG, toutes hétérodimères α/β glycosylés). La glycosylation joue un rôle clé dans leur demi-vie plasmatique et leur reconnaissance par les récepteurs.

La biosynthèse suit en général le schéma classique de pré-pro-hormone, puis maturation protéolytique. L'insuline illustre ce principe : la préproinsuline est clivée en pro-insuline dans le réticulum, puis la proinsuline perd son peptide C dans les granules de sécrétion pour former l'insuline mature. La sécrétion est régulée par des signaux physiologiques (glycémie, hormones antagonistes, innervation autonome).

Les récepteurs cibles sont principalement de deux familles : les récepteurs à activité tyrosine kinase (insuline, IGF-1) et les RCPG (glucagon, GLP-1, GIP, PTH, calcitonine, ocytocine, vasopressine, hormones hypophysaires). La transduction active des cascades intracellulaires (MAPK, PI3K-Akt, AMPc, PLC, calcium) qui convergent vers des réponses métaboliques, de croissance ou de comportement.

Leur pharmacocinétique est contrainte par leur taille et leur susceptibilité aux peptidases : demi-vie plasmatique généralement courte (minutes), élimination rapide par le foie et les reins, voies d'administration essentiellement parentérales. Les analogues peptidiques de synthèse (semaglutide, tirzepatide, liraglutide, desmopressine) contournent ces limites par acylation, pegylation ou substitutions d'acides aminés non naturels.