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Sécrétagogue

Définition

Un sécrétagogue est une substance — endogène, synthétique ou peptidique — capable d'induire la sécrétion d'une hormone, d'un neurotransmetteur ou d'un facteur biologique par une cellule spécialisée. Le terme couvre un large spectre pharmacologique et occupe une place centrale en recherche endocrinienne et peptidique, notamment dans l'étude des voies de régulation de l'hormone de croissance, de l'insuline, du glucagon et de diverses hormones hypothalamo-hypophysaires.

Les sécrétagogues de l'hormone de croissance (GHS, growth hormone secretagogues) forment la famille la plus étudiée en recherche peptidique. Ils activent le récepteur GHSR-1a (ghrelin receptor) et induisent la libération de GH par l'adénohypophyse, via un mécanisme distinct de celui de la GHRH. On distingue les sécrétagogues peptidiques naturels (ghreline, 28 aa, octanoylée) et synthétiques (GHRP-2, GHRP-6, hexareline, ipamorelin) des sécrétagogues non peptidiques (MK-677/ibutamoren, capromorelin, anamorelin).

D'autres catégories importantes de sécrétagogues peptidiques documentés en RUO : sécrétagogues d'insuline (GLP-1, GIP, exendin-4, glucagon paradoxalement à dose physiologique), sécrétagogues de glucagon (arginine intraveineuse, certains peptides experimentaux multi-récepteurs), sécrétagogues hypothalamiques (GHRH pour la GH, CRH pour l'ACTH, TRH pour la TSH, GnRH pour LH/FSH), sécrétagogues de somatostatine inversement stimulateurs ou inhibiteurs selon contexte.

En pharmacologie expérimentale, les sécrétagogues servent d'outils diagnostiques (test de stimulation à la GHRH, test au GHRP-2 pour exploration de la fonction somatotrope), d'outils de recherche fondamentale (décryptage des voies de signalisation intracellulaires des cellules sécrétrices) et de candidats thérapeutiques (traitement des déficits hormonaux, de la cachexie, de l'anorexie gériatrique).

La notion de sécrétagogue est étroitement liée à celle d'agoniste (activateur d'un récepteur) mais s'en distingue par le focus sur l'effet physiologique final mesurable (libération hormonale) plutôt que sur le mécanisme moléculaire récepteur. Un peptide peut être agoniste faible mais sécrétagogue puissant si l'amplification en aval est forte.