Le GLP-1 (Glucagon-Like Peptide-1) est une hormone incrétine de 30 acides aminés sécrétée par les cellules L intestinales en réponse à l'ingestion de nutriments. Découvert dans les années 1980 comme produit de clivage alternatif du préproglucagon, il est devenu depuis les années 2010 la cible pharmacologique la plus exploitée de l'histoire moderne de la médecine métabolique, avec une succession d'analogues ayant transformé le traitement du diabète de type 2 puis de l'obésité.
Physiologiquement, le GLP-1 exerce quatre actions majeures médiées par son récepteur GLP-1R, membre de la famille des récepteurs couplés aux protéines G (GPCR) de classe B. Premièrement, il amplifie la sécrétion d'insuline par les cellules β pancréatiques de manière glucose-dépendante, ce qui explique l'absence d'hypoglycémies sévères avec les agonistes GLP-1 : l'effet s'éteint quand la glycémie redescend. Deuxièmement, il supprime la sécrétion de glucagon par les cellules α pancréatiques. Troisièmement, il ralentit la vidange gastrique, prolongeant la satiété postprandiale. Quatrièmement, il agit au niveau hypothalamique pour réduire l'appétit et la prise alimentaire.
Le GLP-1 natif est extrêmement éphémère in vivo : il est rapidement dégradé par l'enzyme DPP-4 (dipeptidyl peptidase-4) qui clive les deux premiers acides aminés (His-Ala), produisant un métabolite inactif. Sa demi-vie plasmatique de 1 à 2 minutes seulement a longtemps empêché son usage pharmacologique direct. Les chercheurs ont contourné cette limitation par deux stratégies : l'inhibition pharmacologique de la DPP-4 (sitagliptine, vildagliptine) pour prolonger le GLP-1 endogène, ou le développement d'analogues résistants à la DPP-4.
Les analogues GLP-1 modernes intègrent des modifications structurales pour prolonger la demi-vie de minutes à jours. Le liraglutide ajoute un acide gras palmitique permettant une liaison réversible à l'albumine sérique (demi-vie ≈13h, administration quotidienne). Le semaglutide introduit une substitution en position 8 (Aib remplaçant l'alanine) rendant le peptide résistant à la DPP-4, combinée à un acide gras C18 modifié pour liaison albumine prolongée (demi-vie ≈1 semaine, administration hebdomadaire). Le tirzepatide innove en co-agonisant à la fois GLP-1R et GIP-R (récepteur GIP), offrant des effets métaboliques supérieurs. Le retatrutide pousse la logique en triple-agoniste GLP-1/GIP/glucagon.
Sur lab-peptides-france.com, la gamme GLP-1 de recherche comprend semaglutide, tirzepatide et retatrutide en différentes doses, destinée exclusivement à des usages de laboratoire (RUO, Research Use Only). Ces peptides permettent aux chercheurs d'explorer les mécanismes moléculaires de l'axe incrétinique, les différences pharmacologiques entre agonistes sélectifs et multi-agonistes, et les voies de signalisation biaisées du récepteur GLP-1R en conditions contrôlées in vitro et in vivo animal.